Un Riche, trois pauvres de Louis Calaferte
Titre du spectacle : Un Riche, trois pauvres
Auteur : Louis Calaferte
Genre : théâtre contemporain (satire)
Durée du spectacle : 1h00
Résumé du spectacle :
Nous ne sommes ni ceux-ci, ni ceux-là, ni des autres, ni comme ça, ni autrement, ni ce que vous croyez.
En tout cas, nous sommes là pour vous offrir des instantanés d’humanité, un regard acerbe et cru sur un monde qui est le nôtre. Et la vie défile tout à coup ; ordinaire, banale, sinistre et magnifique.
Louis Calaferte (1928 –1994) est un auteur contemporain. Louis Calaferte est né à Turin le 14 juillet 1928. Sa famille s’installe dans la périphérie de Lyon où il vit dans la marginalité toute son enfance et son adolescence.
Sous l’Occupation, il a treize ans et demi, il travaille dans des conditions très dures en usine comme manœuvre, manutentionnaire, notamment dans une usine de piles électriques. Le désir d’écrire lui est venu très tôt et il lit tout ce qui lui tombe sous la main, sans sélection. Attiré surtout par le dialogue, il écrit des "pièces informes".
En janvier 1946, il décide de partir pour Paris, ville mythique où il vit dans les plus grandes difficultés matérielles et subsiste en faisant toutes sortes de petits métiers jusqu’au début des années 50. C’est à cette époque qu’il écrit Requiem des Innocents que Joseph Kessel, son "père en littérature" aide à publier en 1952. Cet ouvrage connaît un énorme succès de librairie.
Louis Calaferte fait d’emblée partie de la jeune génération d’écrivains d’après-guerre (Fallet, Vidalie, Arnaud, etc.). Mais il décide en 1952 de fuir la vie parisienne pour retourner à Lyon.
En 1956 il commence son chef-d’œuvre, Septentrion, dont l’écriture durera cinq années. Aussitôt interdit, il ne reparaîtra qu’en 1984. A partir de 1963, Calaferte commence également à peindre.
Après 1968, il publiera énormément : courts récits, poèmes, essais, théâtre formeront un ensemble cohérent, une autobiographie intérieure aux multiples facettes. "L’objet de la littérature, à notre époque, réside dans l’introspection, l’analyse d’un individu". Cette analyse de lui-même trouve son plus bel exemple dans ses Carnets, monumental journal intime qui s’étend de 1956 à 1994.
Le public ne découvre son théâtre que dans les années 70, avec Chez les Titch, qui est presque devenu un classique aujourd’hui. Partagé entre "Théâtre Intimiste" et "Théâtre Baroque", on y trouve Les Miettes, Les Mandibules, Un Riche trois pauvres ou L’Aquarium, parmi les plus jouées. Calaferte a reçu pour l’ensemble de son œuvre théâtrale le Grand Prix de Littérature Dramatique de la Ville de Paris en 1984.
Après un dernier brûlot : La Mécanique des femmes, et une terrifiante chronique de l’Occupation : C’est la Guerre, Calaferte meurt en avril 1994.